Assurance-vie : principe et fonctionnement de la garantie plancher

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Plusieurs contrats d’assurance-vie prévoient une garantie plancher, un mécanisme qui permet de protéger l’épargnant ou ses ayant-droits en cas de perte en capital.

Assurance-vie : principe et fonctionnement de la garantie plancher

De l’importance de la garantie plancher

Investir dans des unités de compte est une opération lucrative qui attire de nombreux épargnants français. Mais c’est aussi une solution qui comporte des risques, notamment celui de perte en capital. En pratique, la garantie plancher fait office de bouclier financier destiné à vous protéger et vos ayant-droits. En effet, si jamais le contrat d’assurance-vie est en perte le jour de votre décès, vos héritiers se verront quand même verser le montant correspondant au cumul de vos versements. On relèvera par ailleurs que cette somme perçue par vos ayant-droits est nette d’éventuels frais d’entrée et que la garantie plancher est automatique dans de nombreux contrats d’assurance-vie.

Le principe de fonctionnement de la garantie plancher est relativement aisée à comprendre. Il convient maintenant de voir en détail les caractéristiques des différentes déclinaisons de ce bouclier financier.

Les différents types de garantie plancher

Si vous avez souscrit un contrat d’assurance-vie avec une garantie plancher de base, vos ayant-droits ont droit, en cas de perte en capital de votre contrat le jour de votre décès, au versement de la somme de tous les versements que vous aurez effectués, déduction faite des éventuels retraits ou avances.

Il est également possible de souscrire un contrat d’assurance assortie d’une garantie plancher indexée. Le principe de fonctionnement est le même que pour la garantie plancher de base. Mais cette fois, on ne tient pas seulement en compte les versements et les éventuels retraits ou avances que vous aurez effectués. La garantie plancher s’accompagne aussi d’un taux annuel d’indexation, qui entre en ligne de compte pour déterminer le montant de la somme à verser à vos ayant-droits. Si le montant initial de votre capital est par exemple de 20 000 € et qu’on y applique annuellement un taux d’indexation de 3 %, vous disposerez de 26 878 € au bout de dix ans.

Il y a aussi ce qu’on appelle la garantie à cliquet. Elle permet à vos ayant-droits de percevoir le montant le plus élevé de votre capital pendant la durée de votre contrat. Si le montant initial du capital est par exemple de 120 000 € et qu’il est monté à une période jusqu’à 200 000 € pour ensuite retomber à 100 000 € au moment de votre décès, vos héritiers toucheront 200 000 €.

Il est également possible d’opter pour une garantie majorée. Plus onéreuse que la garantie plancher de base, cette option présente quelques similitudes avec l’assurance-décès. En tant que souscripteur, vous déterminez vous-même la somme à laquelle auront droit vos ayant-droits à la fin du contrat. Vous choisissez à cet effet un coefficient de majoration qui affectera le capital. Par exemple, en optant pour le coefficient 120 %, vous permettez à vos héritiers de toucher 120 % du capital que vous aurez investi.

Il y a des contrats qui plafonnent le montant de la garantie. Il est possible que le montant du capital disponible sur votre assurance-vie soit inférieur au cumul des versements (déduction faite des éventuels retraits ou avances). Dans ce cas de figure, la différence est à la charge de l’assurance, à condition que cela ne dépasse pas une certaine limite.